Le Commissaire du Commerce au chevet de la zone de libre-échange.

Le Commissaire du Commerce et de l’industrie de l’Union Africaine M. Albert Muchanga est attendu à Moroni. Il prendra part  à la 10ème réunion ordinaire du Sous-comité des Directeurs Généraux des Douanes de l’Union Africaine qui s’ouvrira le 17 septembre sur  un fond d’intégration économique continentale.


Pour la première fois dans l’histoire de la région de l’Océan Indien, les Comores abritent la dixième réunion du Sous-comité des Directeurs Généraux des Douanes de l'Union Africaine (UA).

Un évènement organisé par la Commission de l'Union africaine (UA) qui aura lieu du 17 au 21 septembre 2018 à Moroni. Il verra la participation effective du Commissaire au Commerce et à l’industrie de l’Union Africaine, M. Albert Muchanga.

Cette réunion est en droite ligne avec la volonté du Chef de l’Etat de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030. C’est un moment décisif de dialogue et d’échanges sur le devenir de la Zone de libre-échange continentale. C’est aussi  l’occasion d’apporter les contributions nécessaires à la mise en place des instruments de régulation de la politique de libre-échange.

En pareille occurrence, nous comptons recevoir  M. Albert Muchanga, Commissaire du Commerce et de l’industrie de l’Union Africaine parmi nos invités de marque de cette  grande réunion.

Muchanga est une figure  importante en Afrique.  Né à  Zambie, il a été secrétaire permanent au Cabinet chargé des Affaires parlementaires en Zambie, ambassadeur en Éthiopie avec une accréditation supplémentaire auprès de l'Union Africaine. Il s'est occupé des questions liées à l'analyse et à la mise en œuvre des politiques économiques internationales, ainsi qu'à l'intégration régionale, et de la politique étrangère.

Sa présence  à cette dixième Réunion  du Sous-comité des Directeurs Généraux des douanes de l'Union Africaine témoigne de  l’importance que cette Organisation accorde aux efforts déployés par le gouvernement pour assainir le climat des affaires, et développer les infrastructures en vue de la réussite d’une  politique de développement intégré.

Une autre figure importante, Dr Kunio Mikuriya, Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale des Douanes, marquera l’évènement par sa présence à Moroni. Dr Mikuriya a fait montre de ses capacités exceptionnelles et son leadership depuis qu'il a pris pour la première fois ses fonctions de Secrétaire général en 2009. Son engagement pour l’Afrique est très apprécié par les membres de l’OMD.

Son déplacement est le corollaire des réformes engagées par l’Administration comorienne des  douanes afin de parvenir à un degré élevé de performance. Les efforts déployés en matière de coopération avec les partenaires tels que, la FMI, BM, OMC, OMD etc. ont grandement  suscité une grande admiration.

En effet, les Comores font partie du bureau exécutif au bureau régional de l’OMD. Elles occupent le poste de vice-président au comité de l’Union Africaine depuis 2017.

La tenue de la 10e édition de cette réunion traduit la confiance accordée  à notre pays par les Etats membre  l’Union Africaine et de  l’Organisation Mondiale des Douanes.

Plus de cinquante-quatre pays et quatre-vingt-dix experts internationaux discuteront durant  cinq jours sur le thème de la réunion :

«Combattre la corruption au sein des douanes pour mieux mettre en œuvre  la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine ».

Rappelons que c’est une thématique largement évoquée par  le Chef de l’Etat, M. Azali Assoumani, lors de la journée internationale de la Douane, en janvier 2018. Il avait considéré que la corruption est l’une des grandes menaces pour les économies africaines. A ce titre, il  a annoncé une croisade contre ce fléau. Selon le Chef de l’Etat,

« la lutte contre la corruption sera longue, ….car elle est endémique et concerne aussi bien la base que les plus hautes sphères des domaines publics et privés… Mais nous devons mener cette bataille et la gagner ».

Dans une Afrique de libre-échange, de facilitation du commerce et de  production dans un contexte d'un marché élargi où la recherche d'économies d'échelle est facilitée, la lutte contre la corruption est d’une impérieuse nécessité.