Madjlis au Lycée pour une œuvre sociale

Ambitieux et très motivés, les membres de la fédération des clubs anti-Sida (FCAS) visent à transformer leur association en institution. En attendant, l’achèvement des travaux de leur siège est la priorité. Et ils comptent sur une participation massive au madjlisse du 29 septembre au Lycée de Moroni pour donner un coup de pouce au projet.

 Créée le 04 Janvier 2009, la FCAS est une association de jeunes à but non lucratif, qui a pour objectif la promotion de la santé, la paix sociale et l’éducation des jeunes. Forte de ses 300 membres, «chacun plus motivé que l’autre» d’après Faidi  Mohamed, président de l’association, elle compte 6 cellules réparties en 3 régions à Ngazidja. Elle œuvre dans la sensibilisation sur la prévention des maladies transmissibles (VIH,IST, tuberculose…), oriente les jeunes malades vers les différents centres médicaux, rassure les jeunes en faisant des dépistages, les forme dans le domaine de la santé de la reproduction, et surtout s’implique dans le programme national de lutte contre le SIDA et la tuberculose.

Pour toutes ces actions, elle bénéficie de subventions de la part de la direction de lutte contre le SIDA et la tuberculose, compte sur les cotisations annuelles de chaque membre de l’association et reçoit parfois des dons humanitaires. Des ressources insuffisantes pour leur projet ambitieux en cours ; celui de se doter d’une maison d’accueil et d’informations, située à l’entrée de l’antenne d’El Maarouf à Mdé. C’est pourquoi,  la FSAC organise, le 29 septembre 2018, un madjlis  à leur siège au lycée Said Mohamed Cheik, leur siège actuel. Avec la recette de cet événement, elle espère finaliser la construction de leur structure. « La construction de ce bâtiment permettra de faciliter de nombreuses tâches : elle servira  d’espace d’échanges entre les jeunes, diminuer le taux de chômage en créant des emploies (service de restauration et beaucoup d’autres). C’est à ce moment là, qu’on passera d’une association à une institution, ce qui est notre rêve» confie le président de l’association.

Le choix du madjlis s’explique «l’occasion pour nous de recevoir à notre siège de très hautes personnalités, des personnes distinguées. C’est aussi l’occasion pour nous de présenter notre planning de travail devant un tel public et aussi ça sera une joie de montrer le savoir-faire de certains membres talentueux de notre équipe de travail (slameurs, lecteurs du saint coran et tant d’autres)». Sans doute aussi faire la promotion de la fédération, car, «avant, il n’existait pas une fédération des clubs anti-sida. Il existait seulement des clubs de lutte contre cette maladie, et ce n’est qu’en Janvier 2009 qu’on a eu l’idée de réunir tous ces clubs pour en faire une fédération avec l’aide du ministère de la santé et de l’éducation, qui ne nous ont jamais lâchés jusqu’aujourd’hui. Cela reste une dette qu’ils doivent aux jeunes  en nous aidant à mettre cette fédération en marche» affirme Faidi Mohamed.

L’équipe s’engage à parvenir à transformer leur association en institution efficiente.  En construisant leur propre siège, elle s’installe dans la durée et manifeste leur détermination à atteindre le principal objectif. D’autant qu’il n’est pas toujours facile de cohabiter au lycée, alors que les besoins en sensibilisation et en accueil augmentent. Ce service d’utilité publique demande du soutien pour accompagner les jeunes dans les domaines de la santé et aussi de l’éducation.

Par Ouswat Bacar