69ème anniversaire d’une «nation puissante» et amie

La Chine nouvelle, née « sous la direction du Pati communiste chinois » a réussi en 69 ans la prouesse de passer d’une « nation qui s’est relevée » à la deuxième puissance mondiale. Samedi, au Retaj, lors de la célébration de cet anniversaire, Mme JIA GUI LING, chargée d’affaires de l’ambassade a retracé ce succès story, insisté sur le pragmatisme de la coopération chinoise et rassuré sur la volonté de son pays de renforcer la coopération sino-comorienne.

L’expression est frappée par le sceau de l’humilité et la réalité très significative. Quant aux chiffres et autres classements, ils font pâlir d’envie tout dirigeant d’une nation. « Grâce à l’application de réforme et d’ouverture sur l’extérieur depuis 40 ans, la croissance annuelle  moyenne du PIB est de 9,5%, occupant une part de 15% dans l’économie mondiale contre 11 ?4% précédemment. Aujourd’hui, la Chine est devenue la 2ème puissance économique, se classe aux premiers rangs dans le monde en ce qui concerne le volume du commerce extérieur et l’utilisation des capitaux étrangers et notre contribution à la croissance économique mondiale se porte à plus de 30% depuis la réforme et l’ouverture sur l’extérieur » déclare JIA GUI LING.

Une entrée en matière qui rend compte de ce « grand bond » accompli par « la Chine Nouvelle », fondée « sous la direction du Parti communiste chinois » qui a su gravir les échelons, passant d’ «une nation qui s’est relevée, à une nation riche, puis à une nation puissante ».

Un pays qui compte «renforcer  la coopération pragmatique sino-africaine » telle qu’adoptée par « le Plan d’action de Beijing » qui tourne autour de « 8 initiatives majeures » ; à savoir, « la promotion industrielle, l’interconnexion des infrastructures, la facilitation du commerce, le développement vert, le renforcement des capacités, la santé, les échanges humains et culturels, et la paix et la sécurité ».

Par ailleurs, Pekin efface l’ardoise « des dettes  non payées dont l’échéance arrive fin 2018 » tout en versant la coquette somme de 60 milliards de dollars à l’Afrique. Les largesses continuent avec « l’octroi de 50 000 bourses d’études et 50 000 Africains aux séminaires de formation en Chine ». Une aubaine au moment où les portes de certains pays se ferment, la Chine ouvre les siennes. D’autant qu’elle renforce non seulement la présence avec « 50 projets d’aide médico-sanitaire», mais elle forme «pour l’Afrique  plus de médecins spécialistes ».  

L’originalité de la coopération chinoise réside dans « la pratique des 5 non» ; non ingérence dans les choix pour le développement, dans les affaires intérieures, la volonté de l’Afrique, non plus d’aide conditionnée et « ne pas chercher des intérêts politiques égoïstes »

Pour ce qui est des Comores, d’abord sur «le plan politique » il y a eu deux rencontres, au sommet du Forum sur la coopération sino-africaine et « l’entretien avec les 2 chefs d’Etat » et « la participation  de S.E.M le Ministre comorien des Affaires étrangères à la 8ème session du Forum de la coopération Sino-Arabe ». Sur le plan économique, « deux accords de coopération économique et technique ont été signés » avec à la clé un don de 10,2 milliards de francs comoriens. On se souvient également des « dons des équipements et matériels de sécurité » à la gendarmerie et tant d’autres projets comme l’emblématique « construction du stade de Maluzini ».

« Fidèle partenaire, (la Chine est effectivement présente aux Comores depuis son indépendance), la patrtie chinoise ( …) entend travailler, de concert avec la partie comorienne pour mettre en œuvre les acquis des résultats du Sommet de Beijing et les consensus importants dégagés entre les deux chefs d’Etat ».

En moins de 10 minutes, JIA GUI LING a brossé le tableau d’une coopération chinoise en plein essor, devant un parterre d’invités, dont plusieurs ministres ( Celui des finances, de l’intérieur, de l’éducation, de la justice …, le directeur de cabinet du président, des conseillers, des chefs de Mission du corps diplomatique et des organisations internationales entre autres.   Son « bariza masihu » et le « marahaba » ont conquis l’auditoire.

Par BAKARI idjabou Mboreha