Une trentaine de jeunes formés en entrepreunariat

YALI alumni Comores multiplie les initiatives  de sensibilisation et de formation  des jeunes en entrepreunariat et de lutte contre le chômage. 35 personnes ont bénéficié d’une formation de renforcement de capacités  samedi.

Soucieux du chômage galopant aux Comores, l’Ong Yali Comores n’arrête pas d’encourager les jeunes à créer leur propre entreprise. Pour cela, un atelier d’une journée a été organisé à l’hôtel Retaj samedi 29 septembre dernier au profit de 35 jeunes. La représentante du coordinateur de Yali Comores, Halima Miradji a expliqué  que « le but de cet atelier est de renforcer les capacités de jeunes entrepreneurs et des jeunes qui ont déjà terminé leurs études à l’Université des Comores, mais qui n’ont pas encore eu de travail. Nous voulons pousser ces jeunes à l’entrepreunariat. »

De son côté, le président de Yali Comores Jean Money Ahmed a précisé que « c’est une formation d’une journée. L’objectif, c’est de former les jeunes techniquement et non académiquement  aux moyens de créer une entreprise. Nous avons des formateurs étrangers et nationaux qui sont là pour partager leurs connaissances et leurs expertises en la matière. » Et de poursuivre qu’  « après la formation, nous avons un programme d’insertion professionnelle. Nous avons un budget. Ainsi, nous allons organiser un concours après cette formation. Et les jeunes qui réussiront ce concours bénéficieront sans doute d’une somme d’argent qui peut  aller jusqu’à 12.000 dollar pour lancer leur entreprise. » Jean Money a souligné qu’il y a plus de cent jeunes comoriens qui ont déjà bénéficié de l’aide de l’ambassade américaine par la facilitation de Yali Comores.  « Avant de procéder à la l’insertion professionnelle, il était nécessaire de former d’abord les jeunes. » Le président de Yali a invité les jeunes de se lancer à l’entrepreunariat en proposant leur projet. Plus particulièrement les projets sociaux.

L’un des formateurs, Said Abasse Kassim, enseignant de santé publique à l’Université South East University de Chine qui est aussi formateur en entrepreunariat  a indiqué que « c’est une formation d’incitation des jeunes à la création d’entreprise. » Il a néanmoins précisé que « c’est ne pas réellement une formation. C’est un encouragement à l’entreprenariat. Une formation prend des mois et même des années. Nous voulons faire comprendre aux jeunes étudiants qu’il faut se lancer et osé créer son entreprise. Et avec Yali, les jeunes ont la possibilité d’aller en Afrique du Sud, aux Etats-Unis ou au Sénégal pour faire une formation gratuit.» Pour lui « Pour qu’un Etat se développe et pour que les Comores arrivent à l’émergence, on doit créer des entreprises. L’Etat est incapable d’embaucher tout le monde. » C’est pourquoi, il a finalement appelé l’Etat et les établissements financiers à soutenir les jeunes, les accompagner  à ouvrir leur propre entreprise.

De son côté Moustoifa Ali Djaé, jeune porteur de projet, fabricant de sandales à Iconi a manifesté sa joie d’avoir la chance de participer à cet atelier. « Dieu merci, grâce à cet atelier j’ai appris beaucoup de choses. Maintenant, je sais que je peux réussir ma vie en restant aux Comores avec ma société de fabrication de souliers.» Moustoifa  souhaite que «ces formations soient multipliées pour encourager les jeunes. » Il a demandé à l’Etat de mettre en place les mécanismes pouvant impulser les exportations des produits Made in Comores.  «J’ai fabriqué des milliers de paires de sandales, mais je n’arrive pas à tout vendre. J’aimerais que l’Etat m’aide à les commercialiser à l’extérieur. »

Par Chamsoudine SAID MHADJI